Historique du quidditch

Le quidditch sans balais volants est devenu une réalité en 2005 avec sa mise au point par Xander Manshel et Alex Benepe, étudiants à Middlebury (Vermont, USA). Avec ce qui n’était d’abord qu’un simple passe temps des étudiant.e.s de Middlebury, ils venaient de poser les bases du sport que l’on connait aujourd’hui. Un sport de contact mixte qui ne cesse de se développer depuis plus d’une décennie.

Après le premier match inter-universitaire en 2007 et le premier véritable tournoi d’Amérique du Nord en 2008, le quidditch a commencé à se développer sur les autres continents. Premièrement en Australie puis en Europe où il a commencé à s’implanter en Finlande, en Grande Bretagne et en France dès 2010 et 2011.

Le quidditch a par la suite continué sur sa lancée avec l’organisation d’une première coupe du monde des nations en 2012, qui rassemblait alors cinq équipes nationales (États-Unis, Canada, France, Royaume-Uni et Australie) et l’émergence d’une fédération internationale, l’International Quidditch Association (IQA). L’IQA a depuis organisé plusieurs autres compétitions comme les European Games (coupe d’europe des nations) tout en continuant d’organiser la Coupe du Monde, tournoi dont la quatrième édition a ressemblé 29 équipes nationales à Florence en Italie les 30 juin et 1er juillet 2018.

En France, il existe désormais une vingtaine de clubs, une fédération (la Fédération du Quidditch Français) et différentes compétitions amicales et officielles comme la Coupe de France, le principal tournoi du pays, organisée chaque année.

 

Les bases du sports

Mélange de rugby, handball et dodgeball, le quidditch est un sport physique, de contact et nécessairement mixte. Sur le terrain de quidditch, deux équipes de 7 joueurs.ses s’affrontent, chacune est composée de 3 poursuiveurs.ses, 2 batteurs.ses, un.e gardien.ne et un.e attrapeur.se. Chaque poste correspond à un type de balles bien précis (souaffle, cognard ou vif d’or) et les joueurs.ses ne peuvent pas interagir avec les balles correspondant à un poste qui n’est pas le leur.
Le rôle des poursuiveurs.ses est de se passer le souaffle (il s’agit la plupart du temps d’un ballon de volley) afin de l’envoyer à travers l’un des 3 cerceaux (qui constituent les buts) de l’équipe adverse. Chaque but marqué dans les cerceaux rapporte 10 points.
Les batteurs.ses, de leur côté, jouent un rôle défensif. À l’aide des 3 cognards (qui sont typiquement des ballons de dodgeball) ils/elles doivent tout faire pour toucher les joueurs.ses adverses et ainsi les éliminer temporairement du jeu.
Le/la gardien.ne occupe, outre un rôle de poursuiveur.se, une fonction défensive des anneaux de son équipe.
Pour finir, l’attrapeur.se se doit d’attraper le vif d’or (matérialisé par une balle de tennis dans une chaussette jaune accrochée dans le dos d’un joueur neutre) avant l’attrapeur.se adverse. La capture du vif met fin à la partie, cependant, à la différence du quidditch tel que pratiqué dans la saga Harry Potter, le vif d’or ne rapporte ici que 30 points.

Petite touche d’originalité, au quidditch les joueurs.ses doivent chevaucher un balai (ou quoi que ce soit faisant office de balai) ce qui permet à la fois de conserver l’esprit du sport imaginaire d’origine et d’apporter un handicap avec lequel il faut composer. Le jeu impose ainsi d’apprendre à jouer à une main ou bien à jouer à deux mains sans perdre son balai ce qui apporte sans aucun doute une note supplémentaire de complexité donnant au sport un intérêt particulier.

Mixité, inclusivité et égalité des genres au quidditch

Le quidditch est un sport de contact inclusif et nécessairement mixte sur le terrain. Tou.te.s les joueurs.ses peuvent jouer ensemble indépendamment de leur identité de genre et de leur genre vécu. Il est également reconnu et affirmé le droit aux personnes trans et non-binaires de jouer librement sans contraintes. Sur le terrain, hommes, femmes (qu’ils/elles soient cisgenre ou non) et personnes non-binaires (qui ne s’identifient ni comme homme ni comme femme) jouent un jeu physique dans un respect mutuel.
Par ailleurs le club des Hermines de Rennes s’interdit et sanctionne, à travers l’article 14 de ses statuts et son règlement intérieur, toute discrimination fondée sur le genre et les critères énumérés par l’article 225-1 du Code pénal.

La « Gender Rule » est une des règles emblématiques du quidditch. Elle garantie l’inclusivité du sport en matière du genre et la mixité sur le terrain. Elle stipule en effet que pour chaque équipe, on ne peut jamais avoir plus de quatre joueurs.ses d’un même genre sur le terrain en même temps. Le reste des joueurs.ses d’une équipe présent.e.s sur le terrain doivent donc être des personnes appartenant à un genre différent de celui qui y est majoritairement représenté.

 

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